Les écoles Steiner-Waldorf

L’école Steiner-Waldorf : Pour qui ?

Pour tous les âges, de la maternelle au Lycée
Une école complète, pratiquant la pédagogie Steiner-Waldorf est un établissement intégré : maternelle, primaire et secondaire, accueillant des élèves du jardin d’enfants (trois ans environ) aux classes de lycée. Elle reste à taille humaine : 400 à 450 élèves, 25 à 30 élèves par classe.

Pour tous les publics
L’établissement est accessible à tous les enfants sans distinction d’aucune sorte, ethnique, sociale, politique ou religieuse. L’école Steiner-Waldorf considère que les activités politiques, confessionnelles ou commerciales ne relèvent pas de ses buts. Elle refuse le sectarisme sous toutes ses formes.

Dans le monde entier
Répondant à une demande en constante évolution, cette pédagogie se développe dans le monde entier.

Liste des écoles Waldorf de par le monde…

Un accueil adapté à tous les enfants
Tous les enfants sont susceptibles de s’intégrer et de réussir dans le cadre de la pédagogie Steiner-Waldorf : qu’ils soient plutôt intellectuels, manuels, artistes ou même qu’ils aient des difficultés particulières. Le dialogue constant entre parents et enseignants permet de définir pour chaque enfant le parcours le mieux adapté.

L’école Steiner-Waldorf : Pourquoi ? 

 La transmission des savoirs ne suffit pas
La crise de l’école montre partout la limite des systèmes d’enseignement qui visent exclusivement l’entraînement de l’intellect et la transmission des savoirs abstraits. L’absence d’un pluralisme pédagogique véritable prive notre pays des expériences et de l’émulation qui pourraient le conduire à considérer des voies de changement insuffisamment explorées jusque-là. L’école Steiner-Waldorf, depuis 75 ans, est fondée sur l’idée de la liberté de l’homme, convaincue que l’amour, la confiance et l’enthousiasme, aux lieu et place de l’ambition, la crainte et la compétition, dotent les enfants de la sérénité et des forces qui leur seront indispensables pour avancer dans un monde incertain, y réaliser leur projet d’existence, en contribuant au progrès de l’homme.

Croire en chaque enfant
Accueillir l’enfant à l’école, cela signifie le reconnaître dans sa personne individuelle, établir avec lui une relation de confiance et de responsabilité dans la continuité. Lorsque ces bases sont posées, l’école peut alors répondre aux besoins fondamentaux de l’être humain en développement qui lui est confié. La tâche de l’enseignant devient alors de favoriser l’épanouissement de chaque enfant dont il a la charge, de l’accompagner vers la découverte de sa voie originale. 

vidéo  Un autre chemin vers l’école (école de Verrière)

La formation des enseignants
La formation pédagogique se déroule à temps partiel sur trois ou quatre années à raison d’un week-end par mois. Environ un quart du temps est consacré à des stages dans des écoles Rudolf Steiner en France ou dans d’autres pays d’Europe. Cette formation s’adresse à des personnes dont la motivation pour l’activité d’enseignant dans une École Rudolf Steiner est claire et qui disposent par ailleurs d’une formation générale et des qualités adaptées à cette tâche.La formation comprend :
– L’étude approfondie de la nature humaine et des étapes de développement de l’enfant, de l’évolution de la vie et de la conscience, de la phénoménologie scientifique, des sciences sociales, etc.
– Des cours de didactique et des exercices pédagogiques dans les diverses disciplines et pour les différents âges.
– La pratique régulière de l’eurythmie, la peinture, le modelage, le dessin de formes, l’art de la parole, le chant et la musique.

Stages et évaluation de la formation
Au cours de stages, chaque étudiant a l’occasion de participer à la vie de l’école en prenant en main divers cours, tâches et responsabilités.Cette formation se prolonge par un stage long dans une école Rudolf Steiner avec des regroupements de cours intensifs de 15 jours par trimestre à l’Institut. Pour conclure la formation un mémoire écrit est soutenu oralement par chaque étudiant. Les études sont sanctionnées par un certificat décerné par un jury comprenant des responsables de la formation et des professeurs. Il ne remplace pas les diplômes officiels nécessaires aux professeurs des écoles Rudolf Steiner sous contrat d’association avec l’État.Cette formation permet de travailler dans une école Rudolf Steiner dans le monde entier.

Les résultats du bac 

Moins d’élèves sur le bord du chemin
Une étude menée en 1997 sur les six premières promotions d’élèves issues d’un établissement Steiner-Waldorf venant de se doter des classes de lycée (seconde et première) a montré que 63% des élèves repérés au niveau d’une classe équivalente d’une sixième de collège ont poursuivi leur scolarité jusqu’à obtenir le baccalauréat.
La moyenne enregistrée dans l’Education nationale était de l’ordre de 49% en 1997.

D’excellents résultats au baccalauréat.
Le recensement des résultats sur quatre années (1995 à 1998) dans quatre des écoles qui proposent des classes de collège et de lycée donne le chiffre suivant : 85% de succès au baccalauréat pour les élèves présentés un an après qu’ils ont quitté la classe de Première des écoles Steiner-Waldorf. Ce chiffre passe à 91% si on y inclut les élèves ayant passé le bac deux ans après leur sortie de Première. Le chiffre enregistré par l’Education nationale pour la moyenne des quatre années considérées est 77%.Sources consultées :
– « Repères, références, statistiques », édition 1999, Ministère de l’Education nationale, de la recherche et de la technologie
– « L’école Rudolf Steiner », 3e édition, novembre 1998, Fédération des Ecoles Steiner en France
– Statistiques des différents établissements Steiner-Waldorf.

 Répondre aux besoins de la jeunesse dans un monde en transformation

 Depuis plusieurs dizaines d’années les écoles Steiner-Waldorf en France inscrivent leur action dans une perspective pédagogique originale pour laquelle la qualité a toujours été centrale, par la richesse des enseignements prodigués et la relation humaine respectueuse entre l’enfant et le professeur.Aujourd’hui les écoles Steiner-Waldorf veulent aller plus loin. Elles s’engagent collectivement dans une démarche qualité structurée, dans un esprit de citoyenneté, de service aux familles, d’efficacité renforcée des moyens mis en œuvre, de transparence sur les résultats obtenus et de partenariat avec les acteurs concernés.

Témoignages, les grands témoins

« Voilà presque exactement quarante ans, ma vie a basculé.
Mai 1968 : déçu par son emploi de professeur titularisé à l’université de Calgary, mon père prend la décision (apparemment insensée, pour un père de six enfants !) d’en partir. Il fait un immense périple à travers le continent nord-américain, visite plusieurs écoles et universités, reçoit trois offres d’emploi, réfléchit, discute avec ma belle-mère, et prend sa décision : ce sera la High Mowing School, près du petit village de Wilton dans le New Hampshire, soit… à plus de trois mille kilomètres de Calgary ! Puisque cette école est un lycée et que j’entre cet automne-là en Première, j’y serai inscrite à titre gracieux en tant que fille d’enseignant (sans cela, les frais d’inscription eussent été dissuasifs…).

Nancy Huston, écrivaine, musicienne
« Accueillir chaque enfant comme une personne unique, établir avec lui une relation de confiance réciproque et lui permettre ainsi de découvrir, de déployer et de mettre en valeur ses capacités et ses potentialités, voilà le rôle de l’école. C’est en tout cas ainsi que le conçoit le Mouvement international des écoles Waldorf qui rejoint, ce faisant, la réflexion et l’action que l’Unesco mène en matière d’éducation. »

Federico Mayor, ancien directeur général de l’Unesco
« J’apprends que les écoles Steiner sont menacées. Je constate que les méthodes pédagogiques qui y sont employées sont dans le droit fil des réflexions que j’essaie de diffuser par tous mes livres : la finalité du système éducatif est de métamorphoser un individu fait par la nature en une personne faite par la société. Cette métamorphose nécessite avant tout les rencontres : l’école est le lieu où l’on apprend l’art de la rencontre. Comment accepter que, par des tracasseries administratives ou par des accusations sans fondement, le magnifique élan apporté par les écoles Steiner soit mis en péril ?
J’appelle tous ceux qui sont passionnés par les problèmes de l’éducation à manifester leur soutien. »

Albert Jacquard, généticien
« Je crois profondément au bien fondé des méthodes éducatives mises en œuvre dans ces écoles et m’inquiète très vivement des suspicions dont elles peuvent être l’objet. Profondément attaché à l’Éducation nationale au sein de laquelle j’ai fait toute ma carrière, je ne vois que des avantages au maintien et à la défense du pluralisme scolaire qui, à mes yeux, ne doit en aucune manière être remis en cause. »

Jean-Marie Pelt, biologiste
« Je connais bien la pédagogie Steiner pour l’avoir étudiée au cours de mes recherches en ethnologie de l’éducation. Je la considère comme la plus complète et la plus équilibrée de celles qu’il m’a été donné de connaître. Ce serait une honte pour notre pays si elle venait à être menacée. »

Pierre Erny, ethnologue
« J’invite tous ceux qui sont pour le respect de chacun à se mobiliser pour une noble cause. Les écoles Steiner sont des exemples. Leur enseignement est digne d’une humanité à la recherche de son idéal et de ses racines. »

Jacqueline Bousquet, biologiste, biophysicienne
« Je connais la pédagogie des écoles Steiner et j’adhère aux idées développées dans l’appel d’Albert Jacquard. »

Henri Bourlès, professeur titulaire de chaire au CNAM
« En tant que praticienne j’ai eu très souvent à m’occuper d’enfants qui étaient dans les écoles Steiner et je n’ai jamais eu le sentiment que ces enfants étaient manipulés. Les écoles Steiner ont le mérite d’apporter à certains enfants des choses qu’on ne trouve nulle part ailleurs. »

Dr Catherine Dolto
« Rares sont les lieux d’éducation où, au-delà de la transmission d’un savoir et d’un savoir faire, il est offert aux enfants un apprentissage ouvert au savoir être. J’imagine que le procès d’intention qui est fait actuellement aux écoles Steiner s’inscrit dans un des malentendus les plus fréquents pour tout ce qui touche à l’épanouissement de la personne. »

Jacques Salomé, écrivain
« La liberté de conscience et de conviction est un principe inaliénable de la République, auquel on n’a le droit de toucher sous aucun prétexte. La pluralité pédagogique doit être rigoureusement respectée. La démocratie ne consiste pas dans le faux consensus d’une pensée unique mais bien dans le « libre jeu » et la « confrontation » d’opinions et de pratiques différentes. »

Michel Cazenave, écrivain
« J’éprouve le plus grand respect pour ceux qui ont conçu et pour ceux qui appliquent cet enseignement. Je suis donc indigné par les tracasseries et les calomnies dont les écoles Steiner sont victimes et je suis tout à fait solidaire de leur lutte pour leur survie ».

Henri Gougaud, écrivain
« J’ai vécu de longues années tant en Suisse qu’en Allemagne et en Autriche où les écoles Steiner sont respectées pour leur haute qualité pédagogique et humaine. L’enfant y est convié à explorer le monde et à entrer en relation avec le vivant sous toutes ses formes. »

Christiane Singer, écrivain
« Je m’engage personnellement à soutenir et à défendre les écoles Steiner qui, dans le monde entier, ont prouvé le succès d’une forme d’enseignement qui devrait servir d’exemple. On apprend par la comparaison. Chaque système a des valeurs nécessaires au développement des autres. Le harcèlement actuel dirigé contre les écoles Steiner n’est pas digne d’une démocratie. »

Tomi Ungerer, artiste, écrivain
« J’ai apprécié en son temps l’éducation scolaire donné à un de mes fils à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson. En cette matière d’éducation, tout ce qui ressort d’une pensée exclusive, unique, peut être qualifié de sectaire. Et ceci est d’une personne par ailleurs attachée à l’école publique. »

Roger Gicquel, journaliste
« Ma femme et moi avons choisi cet établissement et cette filière d’école pour leur qualité pédagogique, leur esprit d’ouverture et leur approche globale du savoir à transmettre aux enfants. Nous en sommes très satisfaits sous tous les aspects et notre enfant s’y sent très bien. »

Rudolf Berger, directeur général de l’Opéra national du Rhin
« Mon enfant a effectué une partie de sa scolarité à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson. Je suis profondément scandalisé de l’attitude actuelle des services de l’État envers cette pédagogie, totalement intégrée par ailleurs dans les autres pays de l’Union européenne. »

Michel Swierczewski, chef d’orchestre
« Nous avons tout lieu aujourd’hui d’être fiers de l’éducation de notre fille qui a suivi sa scolarité dans une école Steiner. »

Marc Soustrot, chef d’orchestre
« Nous ne connaissons pas d’écoles où les rencontres entre les enseignants et les parents sont aussi fréquentes, où les élèves sont aussi heureux de nous présenter leurs travaux, où l’énergie des uns et des autres est aussi généreusement dispensée, transparente et désintéressée. »

Claude Mathieu, sociétaire de la Comédie française et Nicolas Vassiliev, compositeur
« Les méthodes pédagogiques des écoles Steiner devraient non seulement être défendues mais donner lieu à de nouvelles réflexions sur l’école dans la société. »

Jacques Bonnaffé, comédien
« Si un jour j’ai la chance d’avoir des enfants, j’aimerais qu’ils puissent eux aussi profiter de cet enseignement. »

Sophie Forte, comédienne
« Je m’associe à l’appel d’Albert Jacquard en faveur des écoles Steiner-Waldorf. »

Renaud, auteur, compositeur, interprète
« En ce qui concerne les écoles Steiner, j’ai eu l’occasion de constater, dans le cadre de mes fonctions au sein du Conseil de l’Europe, de 1985 à 1991, l’opinion favorable dont elles jouissaient, notamment en Allemagne, aussi bien auprès des autorités académiques que des milieux enseignants. J’ai entendu louer leur désintéressement et leur attachement aux valeurs d’autonomie personnelle, ainsi que leur recherche de tout ce qui pouvait contribuer au développement de la personnalité de leurs élèves dans une perspective de liberté et de solidarité, aux antipodes donc des pratiques sectaires. »

José Vidal-Beneyto, professeur d’université, ancien directeur de l’Éducation, la Culture et le Sport au Conseil de l’Europe
« Toute forme d’expression a le droit absolu d’exister. L’école Steiner est une vraie ouverture d’esprit, une option fondamentale au système … National de l’enseignement. Vive la différence qui fait de nous des citoyens moins ordinaires. »

Charlotte Rampling, actrice
« Si j’avais un enfant d’âge scolaire, je l’inscrirais dans une école Waldorf. »

Saul Bellow, Prix Nobel de littérature
« Le fait d’avoir passé les deux dernières années de lycée dans une école Steiner (High Mowing School dans le New Hampshire) a transformé ma vie. Je n’ai cessé de construire sur le socle des valeurs acquises alors. »

Nancy Huston, écrivain
« Les travaux de Rudolf Steiner en faveur des enfants apportent une contribution décisive au XXe siècle et méritent le soutien de tous ceux qui réfléchissent et aiment la liberté. »

Bruno Walter, chef d’orchestre
« Les Ecoles Steiner, de tout temps, ont cherché a donner des outils aux enfants pour qu’ils deviennent eux-même, pour qu’ils marchent dans leurs propres souliers et sur leur propre route, au lieu de devenir copie conforme, duplicata. Chaque oiseau chante comme son bec est fait, il me semble que la mission d’une école, c’est aider un enfant a devenir qui il est et non quelqu’un d’autre, est-ce utile qu’un enfant devienne un banal enfonceur de portes ouvertes, un suiveur ?

Si chaque enfant devenait lui même, le chômage n’existerait plus, on verrait apparaître une foule d’inventeurs nouveaux, de créateurs qui enrichiraient leur pays et le monde grâce à leur génie personnel.

« L’Ecole cathodique » (La télévision souvent dictatoriale au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice) ne met-elle pas déja en péril l’avènement des êtres originaux dont l’humanité a le plus besoin ?

L’univers est en expansion nous disent les savants pourquoi l’homme est-il en rétraction ?

Dans mon pays, il y a de plus en plus de contrôleurs et pour contrôler les contrôleurs, d’autres contrôleurs qui a leur tour devront être contrôlés par d’autres contrôleurs, il n’y a que dans le contrôle qu’il n’y a pas de chômage. Il n’y aura bientôt plus de travailleurs, il en restera peut-être un, contrôlé par tout un peuple, par tout un pays de contrôleurs. »
(Tourinnes-La-Grosse le 10/06/01)

 Évaluation des études

 Suivi, rapports et notations
Le suivi par le même professeur (instituteur) durant tout le premier cycle offre à celui-ci la meilleure possibilité d’évaluer exactement où se trouve chacun de ses élèves dans sa progression. Les rapports constants des professeurs entre eux et avec les parents permettent de mener à bien les missions d’évaluation. Parce que les notes ne sont qu’un reflet partiel des connaissances de l’enfant, elles sont remplacées, pour le cycle primaire, par un rapport annuel présentant un portrait de l’enfant et de son comportement. Il témoigne du parcours de l’élève et de son atteinte des objectifs fixés, il décrit ses points forts et ses points faibles. À partir du collège, l’adolescent a acquis une maturité suffisante pour ne pas conditionner l’acquisition des connaissances à l’obtention d’une note. Les bulletins sont alors plus fréquents et un système de notation classique est introduit.

Travail de fin d’étude (« chef-d’œuvre »)
Pendant la durée de sa douzième classe (1re des lycées), chaque élève est invité à produire un travail individuel sur un sujet original de son choix : réalisation manuelle ou artistique, littéraire, scientifique, technique ou sociale. Ce chef-d’œuvre comporte une partie pratique, une étude théorique et une présentation orale devant l’ensemble de l’école : invités, professeurs, parents et camarades. Là encore l’élève est amené à montrer les degrés de maîtrise et d’autonomie qu’il a atteints et à témoigner de ses aptitudes et résultats.

Source : http://www.steiner-waldorf.org/

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